Avec dix albums à leur actif, le collectif anglais fondé en 1985 reste fidèle au son qui a fait leur succès. De la dance, du funk, joyeusement troussé autour des voix de ses égéries d’hier et d’aujourd’hui ici réunies : Beverly Knight, Ndea Davenport, Siedah Garrett… LA SUITE
STREETS OF NEW YORK-L’HISTOIRE DU ROCK DANS LA BIG APPLE
PAR CHRISTIAN LARREDE
Du Bronx au Greenwich Village en passant par Brooklyn, et même sans avoir jamais mis les pieds à New York, on saisit la dimension emblématique de la ville dans l’histoire du rock. Bardé de références et de documents, l’auteur nous indique le chemin. LA SUITE
Une des amitiés musicales les plus fructueuses de la fin du XXe siècle liait David Bowie et Brian Eno avec le compositeur de minimal music Philip Glass. Une amitié qui déboucha notamment sur une trilogie symphonique initiée en 1992 par Low Symphony, poursuivie en 1996 par Heroes Symphony et conclue, vingt-trois plus tard (!), par la Lodger Symphony.
Si l’écriture musicale des deux premiers volets s’est largement inspirée des albums Low et Heroes de Bowie et Eno, c’est sur la dimension poétique – et pas sur la musique – que se fonde le travail original de composition de Glass à partir de l’album Lodger de Bowie, paru en 1979. « Moins intéressé par le contenu du disque lui-même que par son lyrisme et sa poésie politique », c’est donc à partir de 7 des 12 chansons de Bowie que la Symphonie # 12 de Philip Glass a pu trouver sa forme définitive.
Par le passé, Philip Glass avait collaboré avec des artistes de divers cultures et styles musicaux : de Suzanne Vega à Laurie Anderson, en passant par l’excellent ensemble instrumental brésilien Uakti. Le plus remarquable dans cette nouvelle symphonie contemporaine est ici la présence en soliste de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, dans son magnifique registre de mezzo-soprano : « Angélique est une musicienne de premier plan, je suis ravi de son enthousiasme et de tout ce qu’elle a apporté au projet ». La Lodger Symphony créée par le Los Angeles Philharmonic Orchestra, sous la direction de John Adams, en janvier de cette année arrive donc en France. La première, avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, sous la direction de Krzysztof Urbanski, se révèle comme l’un des concerts les plus attendus de l’année… F.C.
Artiste majeur du 20ème siècle, Chaplin a dépeint et caractérisé son temps mieux que quiconque, par une sensibilité, un sens de l’observation et du burlesque, exprimé par la comédie, le drame, le mime et la musique. Autant de talents mis en exergue par l’exposition que lui consacre La Philharmonie de Paris. LA SUITE
L’univers d’Eliane Elias se nourrit de luxe, calme, et volupté. Héritière directe d’Astrud Gilberto (et, donc, d’Antonio Carlos Jobim), la chanteuse et pianiste de Sao Paulo s’attache en ce nouvel opus à distiller une synthèse sensuelle entre incunables brésiliens (« Little Boat », enregistré en la présence du compositeur et guitariste Roberto Menescal), ou standards internationaux jadis portés entre autres par Frank Sinatra (« Come Fly With Me »)… LA SUITE
Pierre, agriculteur, voit les contraintes peu à peu l’étouffer dans la gestion de son exploitation : étranglé par les crédits, accablé par les vicissitudes de la nature et ligoté par les législations, il ne trouve qu’une seule issue à cette spirale du malheur. Et elle est tragique. LA SUITE
A 86 ans, après un premier enregistrement gravé en 1964, l’homme du Mississippi propose ici son 26ème album studio (on évitera le décompte des enregistrements en public), lui qui ne connait une notoriété internationale que depuis deux lustres (et le documentaire de Richard Pearce La route De Memphis).LA SUITE
Rymden, le nouveau projet des survivants d’E.S.T. – le batteur Magnus Öström et le bassiste Dan Berglund – avec le pianiste norvégien Bugge Wesseltoft, fait circuler l’énergie dans un bel équilibre équilatéral. Un trio à la poésie spatiale, proche des expérimentations électroniques et d’un certain mysticisme nordique, qui pourrait devenir la nouvelle référence du jazz scandinave. En ouverture du festival, le sien fut un concert empli de promesses… LA SUITE
On le considère comme part intégrale de la quinte flush royale du blues blanc mondial, des guitaristes de tous horizons lui reconnaissent une influence primordiale. Et même si elle est posthume, la reconnaissance qu’implique la publication de cette somme sur le label chicagoan Chess Records (qui édita des enregistrements historiques d’Howlin’ Wolf ou Bo Diddley) ira droit au cœur des fans du plus grand guitariste irlandais de tous les temps. LA SUITE
Après avoir exploré, depuis sa création, diverses régions sonores du monde, le festival se consacre cette année aux musiques du (très vaste) continent américain. Le défi semble tellement exigeant, que le choix du titre, « Nos Amériques », s’avère pertinent. D’autant que la réalité économique (voire la précarité qui menace les projets culturels) laisse peu de marge pour tenir des objectifs de cohérence esthétique. Par conséquent, on fait ce qu’on peut. On programme notamment des musiciens américains vivant en France (qu’on a déjà entendu partout) et des musiciens américains dans leur énième tournée européenne ; des musiques tous genres confondus et surtout très populaires et accessibles. Pour cette réunion d’Amériques plurielle, on exclue la musique cubaine, mais on introduit du rebetiko (grec) et du fado (portugais)… des musiciens hongrois et algériens, des chanteuses libanaises ou béninoises.
On n’y trouvera certes aucun musicien majeur des Amériques, mais quelques belles découvertes : la bassiste équatorienne Helena Recalde (26), la chanteuse colombienne Eda et l’amérindienne (d’Amazonie) Djuena Tikuna (9/11). Parmi les musiciens plus connus, on remarque la pianiste et chanteuse Sarah McCoy (16) et l’inusable Abraham Inc. du clarinettiste David Krakauer (15).
Le plus intéressant reste l’espace accordé au hip hop. Avec la présence de Jordan Caceres aka Reverie, découverte à Los Angeles (31), des rappeuses latines nées en France, la franco-péruvienne Billie Brelok et, surtout, la très en vue Ana Tijoux, MC franco-chilienne nominée pour plusieurs Grammys, toutes deux rejointes sur le même plateau par la palestinienne Shadia Mansur (18). Du hip hop féministe, d’une lucidité sans concession, dont les textes mettent en relief une tare fondamentale de nos sociétés patriarcales : la discrimination et la violence contre les femmes. F.C.
VILLES DES MUSIQUES DU MONDE, DU 11 OCTOBRE AU 9 NOVEMBRE
A PARIS, AUBERVILLIERS, ACHERES, PIERREFITTE, LE BLANC-MESNIL, EPINAY-SUR-SEINE, BONDY, GENNEVILLIERS, LE BOURGET, VILLETANEUSE, PANTIN, SAINT-DENIS, LA COURNEUVE, MONTREUIL