Disciple de César Franck et ami de Claude Debussy, Ernest Chausson – auteur d’un seul opéra, Le Roi Arthus – ne doit qu’à une mort précoce et accidentelle (une chute de vélo à 44 ans) de ne s’être ménagé qu’un strapontin dans la musique savante européenne. LA SUITE
Le dernier film de Pedro Almodovar déconcerte et ravit par sa densité. Il trace l’histoire d’un homme malade rattrapé par le temps, mais c’est surtout un film incroyablement humain où le réalisateur dépeint avec justesse et amour chacun de ses personnages…LA SUITE
C’est une véritable immersion dans l’univers électro que propose la Philharmonie de Paris avec Electro, de Kraftwerk à Daft Punk, à visiter jusqu’au 11 août.. LA SUITE
Calé sur la fin mai et les ponts qui annoncent l’été tout proche, JSLP panache cette année encore une programmation où les artistes émergents et les têtes d’affiche se partagent le temps de jeu.
Angélique Kidjo (25) vient de publier un hommage bluffant à la grande Celia Cruz. En petite formation, elle célèbrera aussi Nina Simone et Miriam Makeba, ses grandes inspiratrices. Le saxophoniste Joshua Redman est tombé sous le charme des compositions du trio luxembourgeois Reis/Demuth/Wiltgen : c’est avec eux qu’il se produit ici (29). Les concerts de Cécile McLorin Salvant (30) sont de jolis moments hors du temps. Pas seulement parce qu’ils puisent une partie de son répertoire dans diverses époques (swing, chansons réalistes, standards…). Fatoumata Diawara (31) complète une édition largement ouverte aux (grandes) dames de la scène mondiale actuelle. R.G.
Actualité riche avant l’été : le marsupilami anglais Jamie Cullum revient avec Taller, un nouvel album, son huitième, annoncé pop-funk (le 7 juin). En attendant, la bassiste et chanteuse Esperanza Splading, publie 12 Little Spells, son spetième enregistrement studio, entourée du guitariste Matthew Stevens (entendu auprès de Christian Scott) et du batteur Justin Tyson. Une forme de retour au premier plan pour ces deux artistes propulsés sur le devant de la scène jazz il y a une dizaine d’années, devenus depuis plus discrets ? R.G.
Après sa nomination aux Oscar pour la musique du film Room On The Broom et avoir obtenu le Kidscreen Award de la meilleure musique pour le film Stick Man, le compositeur – et multi-instrumentiste – René Aubry est cette année présent au Festival de Cannes pour deux films. En tant que compositeur de la B.O. de La Fameuse Invasion Des Ours En Sicile, long métrage d’animation de Lorenzo Mattotti présenté dans la section « Un Certain Regard » (aussi dans la sélection officielle du festival d’Annecy), et pour sa participation à la B.O. du film Il Traditore de Marco Belocchio, en compétition pour la Palme d’Or. En attendant le verdict et la publication de ces nouvelles partitions, son dernier album – Petits Sauts Délicats Avec Grand Ecart -, continue sa progression sur les réseaux de diffusion à l’étranger, tandis que la B.O. du film (d’animation) Zog parait en distribution digitale.F.C.
En évocation de 17 films en deux volets (les thèmes composés à Hollywood à partir de 1931, les mélodies dites suisses, écrites dès 1957, pour un total de 67 plages), ce double album, agrémenté d’un fort livret à riche iconographie, rappelle que le génie de Chaplin ne se bornait pas aux plateaux de cinéma. LA SUITE
Fondé à Oakland, en Californie, en 1968, et réputé pour sa fameuse section de cuivres emmenée par les indestructibles Emilio Castillo (saxophone ténor) et Stephen « Doc » Kupka (saxophone baryton), et la non moins redoutable rythmique du tandem David Garibaldi (batterie)-Rocco Prestia (basse), Tower Of Power fête ses 50 ans ce printemps. Avec Earth Wind & Fire, Kool & The Gang, les « dinosaures du funk » comptent des dizaines de hits imparables, mais continuent de produire des albums solides comme l’excellent Soul Side Of Town. Et sur scène, T.O.P. restent une irrésistible fabrique à grooves. R.G.
Plus rare sur les scènes françaises, mais très sollicité en Asie et en Amérique du sud, le trompettiste sarde revient présenter (en direct et sur les ondes) le répertoire de Carpe Diem, son dernier album avec le Devil Quartet.
Dans l’attente de la parution imminente d’un nouvel enregistrement en compagnie du bandonéoniste Daniele di Bonaventura consacré au Laudario di Cortona, un manuscrit anonyme du XIIIème siècle regroupant des chants inspirés des Laudes de Saint François d’Assise. Le Diable et un Saint réconciliés par le jazz ! F.C.